Derrière ce choix se cachent différentes techniques de perçage, d'hygiène, de précision et d'impact sur la cicatrisation du piercing.
1. LE PERÇAGE EN BIJOUTERIE
MÉTHODE RAPIDE ET ACCESSIBLE MAIS FORTEMENT DÉCONSEILLÉE
En bijouterie, le perçage est généralement réalisé à l’aide d’un pistolet principalement sur le lobe d’oreille.
Ce système séduit par sa rapidité et sa simplicité. Il est souvent proposé sans rendez-vous et reste une option courante pour un premier trou au lobe.
Cependant, cette technique présente certaines limites.
L'acte de perçage se base sur un bijou à la tige pointue qui traverse rapidement le lobe par pression. Cette technique peut être moins précise et provoquer un traumatisme de la chaire.
Il est également important de noter que le matériel n’est pas toujours stérilisé et que le pistolet n’est pas adapté aux zones comme le cartilage hélix, conch, tragus...
2. LE PERÇAGE CHEZ UN PERCEUR
EXPÉRIENCE, PRÉCISION ET MAITRISE DU GESTE
Chez un perceur professionnel, le perçage est réalisé à l’aide d’une aiguille stérile à usage unique.
Cette technique est aujourd'hui la plus respectueuse pour l'oreille. Elle permet un geste précis, un passage net et propre, favorisant une cicatrisation saine et confortable.
Le perceur prend le temps d’analyser la morphologie de votre oreille, de valider avec vous l'emplacement idéal du piercing et de vous poser un bijou adapté.
Cette approche personnalisée est essentielle, notamment pour les piercings du cartilage, plus techniques et plus longs à cicatriser.
Si vous souhaitez en savoir plus, on vous explique tout dans notre article de blog "Rendez-vous chez un perceur étape par étape"
3. BIJOUTIER OU PERCEUR, QUI EST LE PLUS QUALIFIÉ ?
UNE ÉTAPE CRUCIALE POUR LA CICATRISATION
Au-delà de l’outil, le rôle du professionnel est essentiel. Le bijoutier n’est pas spécialisé dans le perçage corporel, tandis que le perceur est formé aux normes d’hygiène, à l’anatomie et au suivi de cicatrisation.
4. LE CHOIX DU BIJOU DE PREMIÈRE POSE
MATIÈRE ET TYPE DE BIJOU
Il est recommandé d’opter pour des matériaux biocompatibles, hypoallergéniques et reconnus pour leur tolérance cutanée, comme le titane de grade ASTM-F136 ou l’acier chirurgical 316L.
La forme du bijou est également importante. Les piercings type stud (dos plat) sont à privilégier, notamment pour le cartilage, car ils réduisent les frottements.
À l’inverse, les fermoirs papillon des boucles d’oreilles peuvent comprimer la peau et gêner la cicatrisation.
EN RÉSUMÉ
Se faire percer est un geste simple en apparence, mais choisir le bon endroit, c’est poser les bases d’un piercing réussi.
→ Découvrir notre guide complet sur la cicatrisation d'un piercing : durée et conseils